Barroso, l’homme fort de la 5e République française.
16 Mai
Quelle semaine difficile pour le numéro 2 de la République française. Il aura passé 2 oraux. L’un ce jeudi 16 mai devant la presse. Mais le plus important, le plus déterminant s’est déroulé hier, 15 mai, devant le grand jury de la commission européenne à Bruxelles. L’enjeu était capital pour François Hollande. Le jury allait déterminer si oui ou non il pouvait obtenir une dérogation de 2 ans afin de réussir son diplôme de social libéral rigoureux. Rien n’est encore fait. Car le grand jury a décidé de subordonner cette dérogation au passage d’examens supplémentaires durant son stage à l’Elysée dont certains s’avèrent d’une extrême complexité pour le numéro 2 français.







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Depuis plusieurs semaines, la rengaine d’une union nationale fait fureur dans la classe politique “sérieuse”. Chez les solfériniens, comme au Modem ou à l’UDI, on rêve d’une entente “cordiale” pour trouver des solutions au chômage, à la récession et à la crise en général. On fantasme sur une coalition des gens “responsables” pour réformer le système des retraites. L’UMP regarde, intéressée. En réalité, cette union ne serait rien d’autre que le rassemblement des droites françaises et n’auraient absolument rien à voir avec l’union de tous pour défendre les intérêts communs de tous. L’expression “Union Nationale” n’est qu’un élément de langage pour imposer à la population la politique de l’offre dictée par les marchés.
On croyait le chapitre Cahuzac fermé. On croyait le chapitre de l’an II de Hollande ouvert. Il n’en est rien. Sous la 5e République, l’éthique et la politique sont des adversaires l’un pour l’autre. Ils ne pourront jamais cohabiter pour la simple raison que les institutions de la 5e République organisent l’état d’exception. Ainsi, l’action politique échappe à tout contrôle véritablement démocratique. Que vous soyez pris la main de le sac de l’évasion fiscale, qu’une des deux chambres votent un texte de loi comme l’amnistie de syndicalistes en lutte, ou que le peuple aspire à un changement de cap, si le politique décide de n’en faire qu’à sa tête, il n’en fera qu’à sa tête. Ailleurs cela s’appelle au mieux une république bananière, au pire une dictature qui gère un coup d’état en permanence…Et ce n’est pas qu’une affaire de personne, comme beaucoup l’ont cru. Il ne s’agît pas seulement de l’affaire d’un Sarkozy ou d’un Woerth. Il s’agît bien de l’affaire d’un système, celui de la 5e République.
Depuis plusieurs semaines maintenant, le Front de Gauche en général et Jean-Luc Mélenchon en particulier, sont devenus l’épicentre de la vie politique française. Pas une déclaration du premier ministre ou d’un second couteau de l’opposition tel Gérard Longuet, pas un mot du F haine ou des ultras réactionnaires de la manif pour tous sans que le FDG ou Mélenchon ne soient la référence de la réflexion ou de l’action. Des mots aux images utilisés, tout tourne désormais autours de la gauche progressiste et écosialiste. Pour s’en convaincre, il suffit de passer au fil de la comparaison et de l’analyse le discours d’une classe politique totalement désemparée face à la marée citoyenne qui gagne le pays à l’initiative d’un Front de Gauche qui rassemble.
Nous ne reviendrons pas sur la double polémique lancée par notre Manu préféré, un certain Valls.